Romain Prybilski devant le Louxor, le 27 mai 2026. Photo.LL

NOUVELLE DIRECTION POUR LE LOUXOR avec ROMAIN PRYBILSKI

La société CinéLouxor a ouvert un nouveau chapitre avec l’arrivée de Romain Prybilski. Rencontre.

Un nouveau directeur a été nommé en février dernier par CinéLouxor, la société détentrice de la délégation de service public (actuellement en cours de renouvellement) du cinéma parisien. Après plus d’une décennie marquée par les directions d’Emmanuel Papillon et le court intérim de Manon Desseauve, la société CinéLouxor a ouvert un nouveau chapitre avec l’arrivée de Romain Prybilski, ancien directeur des Cinémas Studio de Tours. Sa nomination a été annoncée par Le Film français le 15 décembre 2025, avant une prise de fonction effective le 3 février dernier.

Nous avons eu l’occasion de le rencontrer pour un entretien exclusif quelques mois après son arrivée, le temps pour lui de poser les premiers jalons de cette nouvelle direction. Retour sur un parcours dédié au cinéma, entre passion et transmission, échange avec un exploitant engagé. 

La salle avant le cinéma

Il est des vocations qui naissent dans les familles au contact d’un bibliothèque bien fournie, de DVD en pile, d’affiches de films encadrées ou encore de dîner où l’on trinque à Tavernier, mange Hitchcock et quand il est question du rayon vert on pense plus facilement à Rohmer qu’à un show laser. Et puis il y a les autres, celles qui surgissent de nulle part, un jour, un soir. Pour Romain Prybilski tout n’a pas commencé, contrairement à David Vincent, par une triste nuit, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva, mais en passant un soir devant un cinéma…

Rien ne semblait le destiner au cinéma. Pas de cinéphilie familiale chevronnée, son histoire débute plutôt comme celle de beaucoup jeunes de sa génération, quelques sorties pendant les fêtes pour les films Disney, des séances entre amis pour voir les derniers films d’action et comme beaucoup, de la télévision. « Mon rapport au cinéma était assez commun » résume-t-il, « Le cinéma était un loisir parmi d’autres et c’était bien ainsi. » Pourtant, derrière cette trajectoire pour le moins ordinaire, se cache déjà ce qui sera le moteur de son futur métier, la rencontre. La rencontre avec les films, les lieux de cinéma, les publics, tout ce qui sera de nature à questionner le cinéma, son cinéma. 

Pour Romain Prybilski, avant le cinéma, il y avait la salle. « Je suis né et j’ai grandi à Saint-Etienne, c’est ici que ma véritable découverte du cinéma s’est réalisée ». Un ami de lycée lui propose un jour de l’accompagner dans une salle de cinéma dont il ne connaît que le nom, Le Méliès. Les parents de cet ami sont abonnés à l’hebdomadaire culturel Télérama dans lequel se trouvent des coupons à découper permettant d’accéder à un prix réduit à un vaste réseau de salles Art et essai et à une sélection de films d’auteurs.

Cette opportunité, cette invitation à rencontrer les films, va être importante dans son parcours. Elle va tout changer. « Le label Art et essai était alors intimidant, j’avais l’impression que ce n’était pas vraiment pour moi ». Comme beaucoup de spectateurs, il imagine alors les films d’auteurs comme un sanctuaire réservé aux seuls cinéphiles, un monde dont il ne connaît, ni ne désire les codes. La rencontre, c’est d’abord de pousser des portes… à battants, ce sera celle d’un cinéma à l’âge affirmé de la curiosité. Il découvre d’abord « La vie est un miracle » d’Emir Kusturica, un film qui l’a marqué puis « Just a Kiss » de Ken Loach. 


Le Méliès est une salle de cinéma emblématique de Saint-Étienne, dont l’histoire débute en 1914 avec l’ouverture du Fémina (1914-1915). Il prend par la suite différents noms,  L’Étoile (1954-1956), le Femina Etoile (1957) puis le Morgan (1963-1964), il prend définitivement le nom de  Méliès en 1971, en hommage au cinéaste Georges Méliès. Il est d’abord localisé au 38 rue Gambetta, puis place Jean Jaurès depuis août 2006. Le site des archives municipales de la ville de Saint-Etienne nous indique “La salle a subi de nombreuses transformations, à l’origine, c’est une salle de petite dimension comportant trois balcons en demi-cercle, Le Fémina peut accueillir 828 personnes dont 445 au balcon et galeries. En 1971, Le Méliès compte 2 salles de 200 places chacune, l’une en dessous de l’autre. Le nouveau Méliès place Jean-Jaurès offre 5 salles d’une capacité d’accueil variable.”

Dogville, un révélateur

Puis vient une séance qui change tout. « Je connaissais désormais le chemin du Méliès. Je n’avais plus peur d’y entrer » La salle stéphanoise devient alors un lieu familier, un lieu où il peut entrer sans crainte. En passant un soir devant le Méliès, il aperçoit des photos d’exploitation d’un film qu’il imagine être un western. Nicole Kidman est à l’affiche. Il achète un billet. Seul. « Quand on est adolescent, on vit beaucoup à travers le groupe. Aller voir ce film était un choix très personnel. Une forme d’émancipation. »

Le film s’appelle Dogville et rien ne le prépare à ce qu’il va découvrir, « Je me suis alors retrouvé devant Dogville, avec ce dispositif très brechtien, presque sans décor. Et puis cette fin… Le film m’a fasciné, parce que c’était la première fois que je voyais quelque chose comme ça ». L’expérience le dépasse, ce n’est plus un simple divertissement mais un objet de questionnement, de réflexion où s’entremêlent des énigmes, du dispositif minimaliste à la puissance du récit, la radicalité de Lars von Trier, tout est question. « J’ai vécu un véritable choc esthétique et en quelque sorte moral avec la fin du film… pourquoi faire ça, pourquoi ? qu’est-ce qui l’autorise à finir un film comme ça, ça m’a vraiment pris aux tripes. » 

L’effet papillon

Après la salle, le film, tout s’enchaîne, l’effet papillon… direction la bibliothèque municipale, des livres, des DVD, des VHS, Lauren Bacall, croisée dans Dogville, lui fait découvrir le cinéma classique hollywoodien. Puis viennent Ava Gardner, Jane Russell… des films, Le Grand sommeil (1946) de Howard Hawks, Les Passagers de la nuit (1947) de Delmer Daves et tant d’autres…

D’un film à l’autre, le cinéma l’envahit, le construit. Plus tard, il retournera voir Dogville « Je l’ai revu au Méliès quelques années après avec appréhension car je m’inquiétais de retrouver les mêmes sensations… je le connaissais par cœur.. l’effet non seulement est resté intact mais il s’est bonifié avec le temps ! Ouf ! »

Après le bac, rien n’est décidé, le jeune étudiant s’inscrit en BTS communication, même si le cinéma est devenu une passion, il ne se projette pas encore. Vient alors une nouvelle rencontre, celle d’un professeur de sémiologie, grand cinéphile « Lors d’un cours, on engage une conversation sur le film « Soudain l’été dernier» de Mankiewicz, il était assez surpris et content de l’intérêt que suscitait l’échange et d’avoir un étudiant capable de développer une théorie sur le film. À la fin de mon BTS, nous avons eu une discussion et il m’a convaincu de faire une fac d’arts du spectacle à Lyon. Théorie, histoire du cinéma, tout m’intéressait avec toutefois l’idée que ce qui m’animait était l’envie d’écrire et de partager le cinéma.» 

Direction Lyon, où il poursuit des études en Arts du spectacle et entreprend un mémoire consacré à Paul Vecchiali. Pour financer ses études, il travaille comme veilleur de nuit. Un job qui va conforter sa vocation. Les nuits se ressemblent, entre les tâches quotidiennes, l’accueil des clients, les lectures et les films regardés se font dans le silence. « Ce qui m’intéressait profondément, c’était l’écriture, le partage et j’aimais accueillir du monde… il y avait une sorte de fantasme à la Antoine Doinel (rires) ! C’était aussi un moment très cinématographique. » 

Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud) est veilleur de nuit à l’Hôtel Alsina, dans « Baisers volés » (1968) de François Truffaut. L’hôtel était situé au 39 de l’avenue Junot (Paris 18e). Photogramme du film via thecinetourist.net.

Romain Prybilski rejoint par la suite une formation en management de projets culturels, avec une idée en tête, travailler dans une salle de cinéma. Lors de sa formation, il fait la connaissance d’Emmanuel Papillon, alors responsable de la filière exploitation à la Femis et futur directeur du « nouveau» Louxor, à l’occasion d’un échange sur le métier d’exploitant. La rencontre est déterminante.

Après un mémoire sur la diffusion du cinéma de patrimoine à l’ère du numérique, il effectue deux stages fondateurs. Le premier au Méliès de Saint-Etienne, là où tout a commencé, il y découvre alors le fonctionnement d’une salle, de la rédaction des programmes à la billetterie en passant par l’animation, le rapport au public. Ensuite, c’est lors d’un stage au sein de la société de distribution de films Pyramide qu’il -se- réalise, circulations des copies, choix des salles, les métiers de distributeurs, programmateurs, exploitants, l’accompagnement des auteurs. « Chez Pyramide, j’ai appris beaucoup de choses sur la distribution et encore plus l’exploitation » se souvient-t-il. 

Pyramide Distribution l’embauche par la suite comme programmateur, pendant plusieurs mois, il sillonne la France avec les équipes de films, les talents, rencontre des exploitants, les salles « On découvre des réalités extrêmement différentes selon les territoires. » Du Grand Palace de Saumur au César de Marseille, en passant par l’UGC de Strasbourg, ces années lui permettent de consolider sa compréhension de l’écosystème.

De Blois à Tours : devenir exploitant

Une programmatrice du réseau Cap Cinéma lui parle d’un poste de directeur junior dans une salle dotée de trois écrans, Les Lobis à Blois. La période est particulièrement tendue après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. L’idée de partir en région, de quitter Paris où il vivait alors, l’enthousiasme. « Je suis arrivé à Blois sans savoir où la ville se trouvait sur une carte ! Arrivé seul avec un billet aller, je ne connaissais personne, c’était un moment fort pour moi, un peu comme dans un jeu vidéo où le personnage arrive de nulle part et tout redémarre ! ».
Same player shoot again.

Pendant plus de sept ans, il apprend le métier d’exploitant dans tous ses aspects : gestion d’équipe, ressources humaines, administration, maintenance du lieu, programmation. Le cinéma qu’il rejoint est resté plusieurs mois sans direction. Il faut agir vite, apprendre vite, affronter les imprévus. 

Après Blois, changement de cap et d’échelle, direction Tours avec Les Studio, un établissement de sept écrans, davantage de salariés, de bénévoles, de séances et tout autant de responsabilités. Il découvre alors le fonctionnement particulier d’une structure associative, « C’était un peu comme passer du bistrot de quartier à la brasserie ! » 

À Tours, il prend la suite d’un directeur présent depuis vingt-six ans. « Dans une petite structure, on va relativement vite entre la décision et la mise en pratique. Je me suis adapté au fonctionnement de cette salle, à son statut associatif et à son histoire, cela impliquait des changements en termes d’organisation, de fonctionnement etc. C’était aussi le plaisir de recevoir les équipes de film, je pense à Emmanuel Mouret ou encore à cette Masterclass avec Bertrand Bonello, je garde un très bon souvenir de mon passage à Tours. Cette expérience m’a conforté dans l’idée  que la salle ne se réduit pas à la projection de films, c’est avant tout un lieu de partage. »

L’arrivée au Louxor

Dans la salle Youssef Chahine (salle 1) avant une projection du festival « Les Pépites du cinéma » en octobre 2013. Photo. Stéphane Monier.

L’opportunité se présente un dimanche soir, par le bouche-à-oreille : le Louxor cherche son nouveau directeur. Le lendemain matin, sa candidature est envoyée. Il s’était fixé une règle après avoir quitté Paris plusieurs années auparavant : « Je ne reviendrai que pour deux raisons : la Filmothèque du quartier latin ou le Louxor. Je connaissais déjà plusieurs personnes de l’équipe du cinéma de Barbès — parmi lesquelles quelques Stéphanois (!) — et je suis depuis longtemps attaché à cette salle parisienne emblématique. » Les échanges avec l’équipe de Cinélouxor sont fluides. Ce sera le Louxor.

Quelques jours plus tard, le 15 décembre 2025, sa nomination est officialisée dans Le Film Français. Le 3 février, il prend ses fonctions. Coïncidence, la dernière cinéaste reçue aux Studios de Tours avant son départ et la première invitée qu’il accueille au Louxor est Valérie Donzelli. « Une sorte de marraine symbolique !», sourit-il. 

Âgé aujourd’hui de 39 ans, le nouveau directeur du Louxor découvre petit à petit l’environnement de la salle parisienne, ce qui la rend unique. Son histoire, son architecture, son emplacement au carrefour de trois arrondissements, les interactions avec son environnement, publics, associations, habitants, acteurs locaux, élus etc. 

L’exploitant évoque son arrivée au Louxor et la compare avec ses précédentes expériences « Déjà, géographiquement, les choses changent, notamment parce qu’à Paris les règles de l’exploitation ne sont pas les mêmes qu’en région. Sur le plan personnel aussi, le rythme de vie est différent. J’ai l’impression de retrouver, toutes proportions gardées, un peu ce que j’avais connu à Blois. Avec un cinéma de trois salles aux capacités proches en termes de fauteuils, même si la configuration n’est pas la même. Le défi reste similaire  mais les choix de programmation diffèrent

Mais le Louxor n’est pas un cinéma comme les autres, ce qui le frappe le plus ce sont les réactions des spectateurs : « Régulièrement, lorsque l’on fait la ronde en salle, entre deux projections, on y croise des gens qui trainent dans la salle en regardant le plafond, les pharaons. Ils prennent des photos. » À l’instar de Le Grand Rex et, bientôt, de la « nouvelle » Pagode actuellement en cours de rénovation et de transformation, le Louxor est un patrimoine architectural et cinématographique majeur à Paris où le bâtiment lui-même participe au spectacle. Son architecture contribue à faire de la séance une expérience à part entière, au-delà du seul visionnage du film. « Par ailleurs, on est complètement protégé de l’extérieur : du bruit, des klaxons, de l’agitation de la ville », ajoute-t-il. 

Amplifier plutôt que transformer

Romain Prybilski n’arrive pas avec l’ambition de révolutionner le Louxor mais plutôt d’amplifier ce qui existe déjà, d’approfondir son rôle de lieu unique dans le paysage cinématographique, de multiplier les rencontres, les ciné-clubs, les partenariats, les dialogues avec les habitants, les artistes, les associations et les festivals. « J’ai plein d’envies ! » glisse-t-il. On le croit volontiers et c’est l’occasion de réaffirmer notre soutien au Louxor, celui des habitants du quartier, et au-delà, des cinéphiles, des membres de l’association.

La programmation du Louxor demeure assurée par l’un des associés de Cinélouxor, Martin Bidou. « Il nous arrive d’échanger sur des films quand il y a parfois un doute ou simplement l’envie de partager notre ressenti, c’est très ouvert », précise-t-il. 

Pour le nouveau directeur, la force du Louxor réside notamment dans la nature même de la structure, une entreprise à taille humaine, indépendante, où les décisions peuvent être prises rapidement et où la confiance demeure un principe de fonctionnement essentiel. 

La salle, une expérience 

La salle Youssef Chahine. Photo. Stéphane Monier.

Face aux plateformes, aux mutations des usages et aux habituelles prophéties annonçant la mort du cinéma, l’exploitant conserve un optimisme mesuré… « Les supermarchés n’ont pas tué les bistrots. Acheter un pack de bière revient moins cher qu’une pinte dans un bar, et pourtant les terrasses sont pleines. », résume-t-il. Pour lui, l’expérience de la salle est irremplaçable « Aller au cinéma, c’est une sortie. Ce n’est pas seulement voir un film. » Pour illustrer son propos, il compare volontiers cette expérience à celle du musée : « Tout le monde connaît la Joconde en photo. Pourtant, lorsqu’on la voit au Louvre, ce n’est pas la même chose. »

Les récents cycles consacrés à David Lynch ou Wong Kar Wai lui semblent particulièrement révélateurs. La forte présence de spectateurs de moins de vingt-cinq ans, notamment lors de la séance de In The Mood for Love, animée par Thierry Jousse, démontrent selon lui que la curiosité, le désir de cinéma, demeure intacte, « En tout cas dans la zone géographique dans laquelle se situe le Louxor. » ajoute-t-il. On peut librement imaginer que ces jeunes gens voyaient le film pour la première fois, une sorte d’ « effet Dogville» à son tour, Romain Prybilski devient passeur.

Certaines propositions plus inédites trouvent toutefois leur place. Le Louxor a ainsi programmé le documentaire expérimental argentin « Derrière les drapeaux, le soleil », consacré à la dictature au Paraguay, « Nous étions la seule salle du nord de Paris à le proposer et nous sommes très contents des résultats », souligne-t-il. S’il consulte régulièrement les chiffres de fréquentation, il indique ne pas y être entièrement suspendu tout en restant vigilant.

Les chiffres de fréquentation du CNC confirment d’ailleurs cette dynamique en 2026, avec une progression de +19 % depuis janvier et de +34 % en avril par rapport à 2025. Si la reprise du cinéma Art et essai demeure progressive, le Louxor suit globalement les tendances observées depuis le début de l’année. « Notre fréquentation est équivalente sur les premiers mois, ce qui est plutôt très bien », observe le directeur. 

Pour autant, comme tout professionnel du secteur, il reste attentif aux évolutions et aux questionnements : les débats sur l’avenir du CNC à l’horizon 2027, les fausses informations circulant sur son financement, dans un contexte tendu marqué par un Festival de Cannes en théâtre de polémiques. Celui-ci a notamment été rythmé par les déclarations virulentes du directeur général de Canal+, Maxime Saada, allant jusqu’à évoquer le fait qu’il ne travaillerait pas avec les signataires d’une tribune publiée dans Libération, « Zapper Bolloré », laquelle dénonçait notamment la concentration des pouvoirs et l’influence idéologique de l’actionnaire principal sur le cinéma français. Depuis, le dirigeant a réfuté, dans un entretien publié dans Les Échos daté du 29 mai, l’existence d’une “liste noire”, tout en assumant pleinement ses propos. Plusieurs signataires s’en sont par ailleurs désolidarisés ou ont nuancé leur soutien à la tribune. Autant d’éléments qui fragilisent les équilibres historiques du financement du cinéma français. « Il faut être vigilant, les choses peuvent évoluer très vite, c’est mon ressenti aujourd’hui, peut-être qu’il sera différent dans quelques mois », ajoute-t-il prudemment.

Demandez le programme !

"Notre Salut" d'Emmanuel Marre, prix du scénario du 79e Festival de Cannes. Copyright Michigan Films & Kidam.
« Notre Salut » d’Emmanuel Marre, prix du scénario du 79e Festival de Cannes sera présenté dans le cadre de la programmation « Cannes au Louxor ». Sortie nationale, le 30 septembre 2026. Copyright Michigan Films & Kidam.

Pour ce qui est de l’actualité, le directeur de la salle donne quelques indications sur les prochains événements. Le Louxor proposera à compter du 3 juin une programmation spéciale « Cannes au Louxor »* avec douze films en avant-première issus de la sélection cannoise, présentés jusqu’au 9 juin. À cela s’ajoute la reprise d’une sélection de la Quinzaine des cinéastes, ainsi qu’un nouveau cycle Rohmer intitulé « Éric Rohmer et l’été » annoncé pour début juillet.

Chaque séance de ce cycle sera accompagnée par différents intervenants, amateurs de l’œuvre du cinéaste, le programme encore en cours de finalisation. Parmi les invités pressentis figurent notamment la cinéaste Nine Antico, réalisatrice de Le fond vert, la créatrice de contenus Camille, qui anime le site cinegraphe.fr, l’auteur Victorien Daoût, qui a publié Au travail avec Éric Rohmer  aux éditions Capricci, ainsi que l’actrice Anne Steffens, aux côtés d’autres intervenants à venir. 

Le rendez-vous est déjà pris pour découvrir et accompagner cette nouvelle dynamique qui résume assez bien le parcours et l’ambition du nouveau directeur, dans la continuité du travail fondateur impulsé par Emmanuel Papillon et l’équipe de Cinélouxor, un lieu patrimonial, mais avant tout une salle de cinéma, où l’on vient voir des films, mais aussi les partager et en parler, de la salle jusqu’au bar du Louxor.

*On nous souffle dans l’oreillette que plusieurs séances sont déjà complètes.

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